ℹ️ Information juridique. Cet article présente la réglementation applicable à la mise en fourrière et les tarifs maximums fixés au niveau national, à titre indicatif. Les montants réels dépendent de la commune et peuvent être révisés par arrêté. Pour une situation précise, notamment en cas de contestation, l’avis d’un professionnel du droit routier reste recommandé.
L’essentiel à retenir
Le prix d’une fourrière pour une voiture particulière tourne autour de 157 € si vous récupérez le véhicule le jour même, puis grimpe de la valeur d’une garde journalière chaque jour d’attente.
- La facture additionne plusieurs postes : immobilisation, opérations préalables, enlèvement, garde journalière et parfois une expertise.
- La garde journalière court chaque jour tant que le véhicule reste au parc : plus vous tardez, plus la note enfle.
- Les tarifs sont nettement plus élevés à Paris et dans les grandes agglomérations.
- Les frais de fourrière s’ajoutent à l’amende de l’infraction : ce sont deux sommes distinctes.
- Ces frais ne sont pas remboursables, sauf si vous obtenez une relaxe de l’infraction qui a justifié l’enlèvement.
Combien coûte une mise en fourrière en 2026 ?
Le prix d’une mise en fourrière additionne plusieurs frais réglementés, pas un tarif unique. Pour une voiture particulière, le barème maximum au niveau national se répartit entre l’immobilisation du véhicule, les opérations préalables à l’enlèvement, l’enlèvement lui-même, la garde au parc et, dans certains cas, une expertise.
Voici les tarifs maximums nationaux applicables à une voiture particulière (véhicule de moins de 3,5 tonnes), à titre indicatif.
| Poste de frais | Montant maximum (voiture particulière) |
|---|---|
| Immobilisation matérielle | 7,60 € |
| Opérations préalables | 15,20 € |
| Enlèvement | 127,65 € |
| Garde journalière | 6,75 € par jour |
| Expertise (si elle est déclenchée) | 61,00 € |
Concrètement, une voiture récupérée le jour même de son enlèvement revient à environ 157,20 € : l’immobilisation, les opérations préalables, l’enlèvement et une journée de garde. C’est le plancher, et il grimpe vite dès que le véhicule passe une nuit au parc. Ces montants sont des maximums fixés par arrêté, chaque commune pouvant appliquer un tarif inférieur. Le détail officiel figure sur la fiche Mise en fourrière du véhicule de Service-public.

Le prix de la fourrière par jour : la garde journalière qui fait grimper la note
La garde journalière est le poste qui transforme une facture raisonnable en addition salée. Chaque jour passé au parc ajoute le montant de la garde, soit 6,75 € par jour au tarif national pour une voiture. Tant que le véhicule n’est pas réclamé, ce compteur tourne, y compris le week-end.
Prenons un exemple. Une voiture enlevée un vendredi et récupérée le mardi suivant a passé cinq jours au parc. Aux frais fixes (immobilisation, opérations préalables, enlèvement) s’ajoutent cinq gardes journalières. On dépasse alors facilement les 180 € au tarif national, sans compter l’éventuelle expertise. À Paris, avec une garde bien plus chère, le total peut doubler sur la même durée.
Ne laissez pas traîner. Chaque jour d’attente, c’est une garde journalière de plus. Récupérer son véhicule dès que possible reste le moyen le plus simple de limiter la facture, avant même de penser à contester.
Frais de fourrière et amende : deux sommes qui se cumulent
Les frais de fourrière ne remplacent jamais l’amende de l’infraction : les deux se cumulent. Payer la fourrière pour récupérer sa voiture ne solde pas la contravention liée au stationnement gênant, très gênant ou dangereux qui a justifié l’enlèvement. Vous recevez donc, séparément, l’avis de contravention correspondant.
L’écart peut être important. À l’amende du stationnement très gênant, une contravention de quatrième classe, s’ajoutent les frais de fourrière détaillés plus haut. Additionnez les deux, et un stationnement mal choisi peut coûter plusieurs centaines d’euros. Pour comprendre le volet contravention, notre guide sur les règles essentielles du code de la route replace ces infractions dans leur contexte.
Paris et grandes villes : des tarifs plus élevés
À Paris et dans les grandes agglomérations, la fourrière coûte sensiblement plus cher qu’ailleurs. La réglementation autorise des plafonds relevés dans les zones à forte densité, où la pression sur le stationnement est la plus forte. L’enlèvement et surtout la garde journalière y sont revus à la hausse.
À Paris, l’enlèvement d’une voiture peut atteindre 150 €, et la garde journalière grimpe autour de 29 € par jour, contre 6,75 € au tarif national. Autrement dit, quelques jours d’oubli dans la capitale suffisent à faire exploser la note. Ces montants restent des maximums, mais ils donnent la mesure de l’écart entre Paris et le reste du territoire.

Retrouver et récupérer son véhicule : les démarches pas à pas
Premier réflexe quand la place est vide : vérifier qu’il s’agit bien d’une mise en fourrière et non d’un vol. En pratique, on se renseigne auprès du commissariat ou de la police municipale du secteur, qui indique dans quel parc le véhicule a été conduit. Beaucoup de communes proposent aussi un service en ligne pour localiser un véhicule enlevé.
Pour récupérer la voiture, il faut présenter plusieurs documents : une pièce d’identité, le certificat d’immatriculation (la carte grise), une attestation d’assurance en cours de validité et le permis de conduire. Le gardien du parc délivre alors une mainlevée, c’est-à-dire l’autorisation officielle de reprendre le véhicule une fois les frais réglés. Sans mainlevée, pas de restitution.
Le bon réflexe. Gardez toujours dans le véhicule, ou sur vous, une attestation d’assurance à jour. C’est le document qui bloque le plus souvent une restitution, alors que le certificat d’immatriculation et le permis suivent en général le conducteur.
Contester une mise en fourrière ou ses frais
Contester une mise en fourrière est possible, mais la démarche n’empêche pas de payer d’abord pour récupérer le véhicule. La contestation vise l’infraction reprochée ou la régularité de la procédure d’enlèvement. Elle se porte devant l’autorité compétente, et le litige sur le fond peut aboutir devant le tribunal de police, la juridiction qui juge les contraventions.
Les motifs les plus solides tiennent à l’absence d’infraction réelle, à une signalisation défaillante ou à un vice dans la procédure. La contestation d’une mise en fourrière suit une logique proche de celle d’une amende classique : notre article sur la façon de contester une amende de stationnement détaille les délais et la marche à suivre. Attention : contester ne suspend pas les frais de garde, qui continuent de courir tant que la voiture dort au parc.

Peut-on se faire rembourser les frais de fourrière ?
Non, en principe les frais de fourrière ne sont pas remboursés : ils restent à la charge du conducteur. Il existe une seule exception, obtenir une relaxe de l’infraction qui a entraîné l’enlèvement. La relaxe, c’est la décision par laquelle le tribunal ne vous déclare pas coupable. Si vous êtes relaxé, vous pouvez demander le remboursement. Sinon, les frais restent définitivement à votre charge.
Un point mérite d’être clair, car il surprend souvent. Une simple dispense de peine ne donne pas droit au remboursement. Dans ce cas, le juge vous reconnaît coupable mais vous dispense de sanction : la culpabilité étant retenue, il n’y a pas de relaxe, donc pas de remboursement. De même, une irrégularité dans la procédure n’ouvre pas, à elle seule, un droit au remboursement. Elle peut conduire le tribunal à prononcer une relaxe, ou pas, et c’est cette relaxe, et elle seule, qui déclenche le remboursement.
Quand la relaxe est acquise, la demande de remboursement se fait au titre des frais de justice, auprès du greffe du tribunal, dans un délai de six mois après que la décision est devenue définitive. On l’adresse par lettre recommandée avec accusé de réception ou par déclaration contre récépissé, en joignant la copie de la décision de relaxe et le justificatif de paiement des frais. La procédure est décrite sur la fiche Comment contester une mise en fourrière et se faire rembourser de Service-public.
Que devient un véhicule non récupéré ?
Un véhicule laissé en fourrière n’y reste pas indéfiniment. Passé un certain délai sans réclamation, la voiture est remise à un expert automobile qui évalue sa valeur. Selon cette valeur, le véhicule est ensuite soit vendu aux domaines, soit livré à la destruction. Les frais de garde continuent de courir pendant tout ce temps et sont déduits du produit éventuel de la vente.
Autrement dit, abandonner un véhicule à la fourrière ne fait pas disparaître la dette : elle peut au contraire continuer d’enfler. Dès que la valeur du véhicule est faible, la destruction devient la règle, et le propriétaire perd sa voiture sans effacer pour autant les sommes dues.
Une fourrière rappelle une vérité un peu rude : le stationnement mal choisi se paie deux fois, en frais d’enlèvement et en amende. La bonne nouvelle, c’est que cette dépense est presque toujours évitable. Quelques secondes pour vérifier un panneau, une zone de livraison ou un passage piéton coûtent bien moins cher qu’une garde journalière qui tourne. Et le jour où l’enlèvement paraît injustifié, mieux vaut connaître ses recours avant de se résigner à payer.
Prix de la fourrière : questions fréquentes
Quel est le prix moyen pour récupérer une voiture à la fourrière ?
Pour une voiture récupérée le jour même de son enlèvement, comptez environ 157 € au tarif national, en additionnant l’immobilisation, les opérations préalables, l’enlèvement et une garde journalière. Chaque jour supplémentaire ajoute le montant de la garde, plus élevé à Paris.
Combien coûte la fourrière par jour ?
La garde journalière est d’environ 6,75 € par jour au tarif national pour une voiture particulière. À Paris, elle peut atteindre 29 € par jour. Ce montant s’ajoute chaque jour tant que le véhicule n’est pas réclamé.
Les frais de fourrière remplacent-ils l’amende ?
Non. Les frais de fourrière et l’amende de l’infraction sont deux sommes distinctes qui se cumulent. Payer la fourrière ne solde pas la contravention pour stationnement gênant, très gênant ou dangereux, qui reste due par ailleurs.
Peut-on récupérer sa voiture sans payer immédiatement ?
Non. La restitution du véhicule est conditionnée au règlement des frais et à la délivrance d’une mainlevée par le gardien du parc. La contestation éventuelle intervient après, sans suspendre le paiement des frais de garde.
Dans quel cas les frais de fourrière sont-ils remboursés ?
Uniquement en cas de relaxe de l’infraction qui a justifié l’enlèvement. Une dispense de peine ne suffit pas, car la culpabilité reste retenue. La demande se fait alors au greffe du tribunal, dans les six mois suivant la décision définitive.
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