Vous avez reçu une amende ? Ne payez pas sans vérifier.

Excès de vitesse : amende, points et suspension (barème complet 2026)

Table des matières
Excès de vitesse : compteur d'une voiture indiquant une vitesse élevée

Excès de vitesse : l’essentiel à retenir. Un excès de vitesse coûte de 0 à 6 points et de 68 € à 3 750 € selon le dépassement. En dessous de 5 km/h, aucun point n’est retiré depuis 2024. Entre 5 et 50 km/h, vous perdez de 1 à 4 points et payez une amende forfaitaire. À partir de 30 km/h au-dessus de la limite, le permis peut être suspendu. Et nouveauté importante : depuis le 29 décembre 2025, un dépassement de 50 km/h ou plus est un délit dès la première fois, avec jusqu’à 3 mois de prison. Le bon réflexe pour les petits excès : payer sous 15 jours pour bénéficier de l’amende minorée, sauf si vous comptez contester.

Vous venez d’être flashé et vous vous demandez ce que vous risquez vraiment ? L’excès de vitesse est, de loin, l’infraction la plus fréquente sur les routes françaises. Mais derrière ce terme se cache toute une grille de sanctions très différentes : un petit dépassement de quelques kilomètres heure n’a rien à voir avec un grand excès qui peut, désormais, vous envoyer devant le tribunal. Cet article fait le point, palier par palier, sur ce que vous risquez en 2026 : l’amende, le retrait de points, la suspension éventuelle, et la marche à suivre une fois l’avis reçu. La réglementation a évolué récemment, on vous explique ce qui a changé.

Qu’est-ce qu’un excès de vitesse, exactement ?

Un excès de vitesse est le fait de circuler à une vitesse supérieure à la limite autorisée sur la portion de route où vous vous trouvez. Cette limite dépend du type de voie (ville, route, autoroute), de la météo, et parfois d’une signalisation temporaire. Ce qui compte, c’est le dépassement : on ne sanctionne pas votre vitesse absolue, mais l’écart entre la vitesse retenue et la vitesse maximale autorisée.

Petite subtilité qui change tout : la vitesse retenue n’est pas la vitesse brute relevée par le radar. Les appareils appliquent une marge technique, c’est-à-dire une tolérance soustraite automatiquement pour tenir compte des imprécisions de mesure. Concrètement, on déduit 5 km/h pour une vitesse mesurée jusqu’à 100 km/h, et 5 % au-delà. Si un radar vous relève à 96 km/h sur une route limitée à 90, la vitesse retenue sera de 91 km/h : vous êtes en excès, mais d’à peine 1 km/h. Pour bien comprendre ce mécanisme, lisez notre article dédié à la marge d’erreur du radar.

La vitesse peut être relevée de plusieurs façons : radar fixe, radar mobile embarqué, jumelles, ou contrôle par un agent. Le mode de constatation a son importance, notamment pour les possibilités de contestation.

Pourquoi un tel arsenal ? Parce que la vitesse reste l’un des principaux facteurs d’accidents mortels en France : elle est en cause dans environ un accident mortel sur trois, selon les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR). C’est ce qui explique la sévérité, et le durcissement régulier, des sanctions. Mieux vaut donc bien connaître le barème pour éviter la mauvaise surprise.

Quelles sont les limitations de vitesse en France ?

Avant de parler sanctions, encore faut-il savoir à partir de quand on est en infraction. Voici les limites de base, hors signalisation particulière. Notez qu’elles sont abaissées en cas de pluie ou de mauvaise visibilité, et pour les jeunes conducteurs en période probatoire.

Type de voie Temps sec Pluie / visibilité réduite
Autoroute 130 km/h 110 km/h
Route à deux chaussées séparées 110 km/h 100 km/h
Route à double sens sans séparateur 80 km/h (90 sur décision locale) 80 km/h
Agglomération 50 km/h (parfois 30) 50 km/h

Un jeune conducteur (permis de moins de 3 ans, ou 2 ans après conduite accompagnée) doit respecter des plafonds réduits : 110 km/h sur autoroute, 100 km/h sur voie rapide, 80 km/h sur route. Beaucoup l’oublient, et un excès se calcule alors par rapport à ces limites abaissées.

Excès de vitesse : voiture roulant à vive allure sur une route de campagne

Le barème complet des excès de vitesse en 2026

Voici la grille de référence, à jour de la réglementation 2026. Elle est la même partout en France. Gardez en tête deux principes : plus le dépassement est grand, plus la sanction grimpe, et pour les petits excès le contexte (en ville ou hors agglomération) joue sur le montant de l’amende.

Dépassement Amende forfaitaire Minorée Majorée Points retirés Suspension possible
Moins de 5 km/h (hors agglo, limite > 50) 68 € 45 € 180 € 0 point Non
Moins de 5 km/h (en agglo, limite ≤ 50) 135 € 90 € 375 € 0 point Non
De 5 à moins de 20 km/h (hors agglo) 68 € 45 € 180 € 1 point Non
De 5 à moins de 20 km/h (en agglo) 135 € 90 € 375 € 1 point Non
De 20 à moins de 30 km/h 135 € 90 € 375 € 2 points Non
De 30 à moins de 40 km/h 135 € 90 € 375 € 3 points Oui, jusqu’à 3 ans + stage
De 40 à moins de 50 km/h 135 € 90 € 375 € 4 points Oui, jusqu’à 3 ans + rétention + stage
50 km/h et plus (délit) Jusqu’à 3 750 € 6 points Oui + confiscation possible

Bon à savoir : le retrait de points n’est jamais immédiat. Il intervient une fois l’infraction définitivement établie, c’est-à-dire après le paiement de l’amende ou la fin des délais de contestation. Tant que vous n’avez pas payé ou que vous contestez, vos points restent en théorie sur votre permis. Ce barème officiel est détaillé sur la fiche Vitesse au volant de Service-Public.fr.

Le détail palier par palier

Moins de 5 km/h : plus de retrait de point

Depuis le 1er janvier 2024, un excès inférieur à 5 km/h ne retire plus aucun point. Vous payez seulement l’amende : 68 € hors agglomération (sur une voie limitée à plus de 50 km/h), 135 € en agglomération. C’est un vrai changement par rapport à avant, où le moindre dépassement coûtait un point.

De 5 à 20 km/h : le petit excès

C’est le cas le plus courant. Vous perdez 1 point et l’amende dépend du lieu. Hors agglomération, sur une route où la limite dépasse 50 km/h, c’est une contravention de 3e classe : 68 € (45 € en minorée). En ville, ou partout où la limite est de 50 km/h ou moins, on passe en 4e classe : 135 € (90 € en minorée). La logique du législateur est simple : un excès en zone urbaine, où circulent des piétons, est jugé plus dangereux. Pour ces faibles dépassements, jetez un œil à notre guide sur les sanctions d’un excès de vitesse inférieur à 10 km/h, où la perte d’un seul point peut déjà poser problème pour un jeune conducteur.

De 20 à 30 km/h

Le montant ne bouge pas (135 €, 90 € en minorée), mais vous perdez désormais 2 points. Pas de suspension à ce stade. C’est le palier où beaucoup de conducteurs commencent à s’inquiéter pour leur capital, surtout s’ils ont déjà quelques infractions à leur actif.

De 30 à 40 km/h : la suspension entre en jeu

Ici, les choses se corsent. Vous perdez 3 points et, surtout, le préfet peut prononcer une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans, assortie d’un stage obligatoire. Dans la pratique, la suspension n’est pas systématique pour un premier dépassement de ce type, mais elle reste possible, notamment si la vitesse frôle les 40 km/h ou si le comportement est jugé dangereux. Nous détaillons tout cela dans notre article sur l’excès de vitesse entre 30 et 40 km/h et ses sanctions réelles.

De 40 à 50 km/h

Quatre points en moins, stage obligatoire, et un risque de suspension renforcé. À ce niveau, les forces de l’ordre peuvent procéder à une rétention immédiate du permis sur place lorsque le contrôle a lieu en bord de route. Le préfet dispose alors de 72 heures pour décider d’une suspension administrative. Votre véhicule peut aussi être immobilisé.

50 km/h et plus : le grand excès, devenu un délit

Attention, la règle a changé. Depuis le 29 décembre 2025, dépasser la limite de 50 km/h ou plus est un délit dès la première infraction, et non plus une simple contravention. Les peines encourues : une amende pouvant atteindre 3 750 €, jusqu’à 3 mois de prison, le retrait de 6 points, une suspension du permis, un stage obligatoire et la confiscation possible du véhicule. Le véhicule peut même être immobilisé et mis en fourrière immédiatement sur place.

C’est la sanction la plus lourde du barème, et elle a été durcie. Auparavant, un premier grand excès était une contravention de 5e classe ; il est désormais qualifié de délit, ce qui signifie que l’affaire relève du tribunal correctionnel et peut entraîner une peine de prison, même avec sursis. Comme il n’existe pas d’amende forfaitaire pour un délit, vous ne pouvez pas vous en acquitter par un simple paiement. Pour savoir si la suspension est automatique et comment réagir, consultez notre dossier sur le grand excès de vitesse supérieur à 50 km/h. Le détail officiel de cette réforme est expliqué dans l’actualité Le grand excès de vitesse est désormais un délit publiée par Service-Public.fr.

En agglomération ou hors agglomération : pourquoi la sanction change

Pour un même nombre de kilomètres heure au-dessus de la limite, le petit excès (moins de 20 km/h) n’est pas sanctionné de la même façon selon l’endroit. La différence tient à la limite en vigueur sur la voie.

Situation Classe Amende forfaitaire Points
Excès de 5 à 20 km/h, limite > 50 km/h (hors agglo) 3e classe 68 € 1 point
Excès de 5 à 20 km/h, limite ≤ 50 km/h (agglo) 4e classe 135 € 1 point

Au-delà de 20 km/h de dépassement, cette distinction disparaît : le barème devient identique partout. Mais pour les petits excès, rouler à 65 km/h sur une départementale limitée à 50 hors agglomération vous coûtera moins cher que le même excès dans une rue de centre-ville.

Un exemple concret pour bien comprendre

Prenons un cas courant. Vous roulez sur une autoroute limitée à 130 km/h et un radar tourelle vous relève à 155 km/h. Première étape, la marge technique : au-dessus de 100 km/h, on déduit 5 %, soit ici environ 8 km/h. La vitesse retenue tombe donc à 147 km/h. Votre dépassement réel est de 17 km/h (147 moins 130).

Résultat : vous êtes dans le palier « de 5 à moins de 20 km/h », hors agglomération. La sanction est donc une amende forfaitaire de 68 € (45 € si vous payez vite) et le retrait d’1 point. Pas de suspension. Si, en revanche, le même radar vous avait relevé à 190 km/h, la vitesse retenue aurait été d’environ 180 km/h, soit un dépassement de 50 km/h : vous basculiez alors dans le délit, avec convocation au tribunal. La marge entre une simple amende et un délit se joue parfois à quelques kilomètres heure, d’où l’intérêt de lever le pied.

Comment un radar constate votre excès de vitesse

Tous les radars ne fonctionnent pas de la même manière, et le type d’appareil change parfois les modalités de la sanction (présence ou non d’une photo du conducteur, par exemple). Voici les principaux.

Excès de vitesse : les différents types de radars automatiques de contrôle
  • Le radar fixe : installé en bord de route dans une cabine, il photographie l’arrière du véhicule. C’est le plus connu.
  • Le radar tourelle : une version moderne, haute, capable de surveiller plusieurs voies et plusieurs types d’infractions à la fois.
  • Le radar mobile embarqué : installé dans une voiture banalisée en circulation, il flashe sans déclenchement visible.
  • Le radar tronçon : il calcule votre vitesse moyenne entre deux points distants de plusieurs kilomètres. Inutile de ralentir au dernier moment.
  • Le radar de chantier : temporaire, posé sur les zones de travaux où la limite est abaissée.

Lorsque le véhicule est flashé, c’est le titulaire de la carte grise qui reçoit l’avis de contravention. S’il n’était pas au volant, il doit désigner le conducteur réel. Le détail des conséquences d’un flash est expliqué sur le site officiel de la Sécurité routière.

La procédure après un excès de vitesse

Une fois l’infraction constatée par un radar automatique, le processus est rodé. Vous recevez chez vous un avis de contravention envoyé par l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI), en général sous quelques jours à deux semaines. Cet avis indique la date, le lieu, la vitesse retenue et le montant à payer.

Trois montants coexistent pour les contraventions, et c’est le délai de paiement qui détermine lequel s’applique :

  • Amende minorée : si vous payez sous 15 jours (ou 30 jours en cas de télépaiement). C’est la moins chère.
  • Amende forfaitaire : le montant de base, entre 15 et 45 jours.
  • Amende majorée : si vous dépassez 45 jours sans payer ni contester. Le montant grimpe fortement.

Payer vaut reconnaissance de l’infraction : le retrait de points est alors enregistré. Si vous estimez la contravention injustifiée, ne payez pas et engagez une contestation dans les délais indiqués sur l’avis, faute de quoi l’amende devient définitive. Attention, ce système d’amende forfaitaire ne s’applique pas au grand excès de 50 km/h et plus, qui est un délit jugé par le tribunal.

À noter : si vous n’étiez pas au volant (véhicule prêté, conducteur identifié), vous pouvez désigner le conducteur réel. Et si vous n’avez jamais reçu l’avis, sachez qu’une amende non réclamée ne disparaît pas pour autant.

Que faire après avoir été flashé : la marche à suivre

Vous venez de recevoir un avis ? Voici les bons réflexes, dans l’ordre :

  1. Vérifiez les informations de l’avis : date, lieu, vitesse retenue, plaque d’immatriculation. Une erreur sur l’un de ces éléments peut justifier une contestation.
  2. Identifiez le palier concerné grâce au barème ci-dessus, pour savoir combien de points vous risquez de perdre.
  3. Consultez votre solde de points avant de payer, pour mesurer l’impact réel sur votre permis. C’est essentiel si vous êtes proche de l’invalidation.
  4. Décidez : payer ou contester. Si l’infraction est justifiée et que votre capital le permet, payez sous 15 jours pour l’amende minorée. Si vous avez un doute sérieux, contestez dans les délais, sans payer.
  5. Anticipez un stage si votre solde devient critique : un stage volontaire peut récupérer jusqu’à 4 points.

Ce petit réflexe de vérification évite bien des erreurs, comme payer trop vite une amende qu’on aurait pu contester, ou ignorer un avis qui finit par être majoré.

Les motifs de contestation recevables

Contester pour contester ne sert à rien : il faut un motif sérieux. Voici les principaux cas dans lesquels une contestation a des chances d’aboutir :

Excès de vitesse : motifs recevables pour contester une amende radar
  • Erreur sur le véhicule : la plaque, la marque ou le modèle mentionnés ne correspondent pas au vôtre.
  • Vous n’étiez pas le conducteur : véhicule prêté, volé ou conduit par un proche identifiable.
  • Défaut de signalisation : panneau de limitation manquant, masqué ou contradictoire sur la portion contrôlée.
  • Problème sur l’appareil : radar non homologué, non vérifié dans les délais, ou photo inexploitable.
  • Vice de procédure : mentions obligatoires absentes sur l’avis de contravention.

La contestation se fait en ligne ou par courrier, dans le délai indiqué sur l’avis (45 jours en général). Pour un grand excès qui relève désormais du tribunal, mieux vaut être accompagné : l’enjeu n’est plus une simple amende mais une inscription au casier judiciaire. Dans tous les cas, ne payez jamais l’amende avant de contester, car le paiement vaut reconnaissance définitive de l’infraction et ferme la porte à tout recours.

Excès de vitesse et assurance auto

On y pense rarement sur le moment, mais un excès de vitesse peut aussi peser sur votre contrat d’assurance. Un simple petit excès n’a en général aucun impact : votre assureur n’en est pas informé. En revanche, les choses changent quand l’infraction entraîne une suspension ou une annulation du permis.

Dans ce cas, vous êtes tenu de le déclarer à votre assureur. Celui-ci peut alors appliquer une majoration de prime, voire résilier votre contrat. Après un grand excès ou une suspension, retrouver une assurance se fait souvent au prix d’un tarif « conducteur résilié » nettement plus élevé, parfois pendant plusieurs années. C’est une conséquence indirecte mais bien réelle, qui s’ajoute à l’amende et au retrait de points.

Récupérer ses points après un excès de vitesse

Perdre des points n’est pas définitif. Deux mécanismes permettent de reconstituer votre capital :

  • La récupération automatique : pour une infraction ayant entraîné le retrait d’1 seul point, le point est rendu au bout de 6 mois sans nouvelle infraction. Pour les autres cas, il faut 2 ans (ou 3 ans pour les infractions les plus graves) sans commettre de nouvelle infraction pour récupérer la totalité du capital.
  • Le stage de récupération : un stage de sensibilisation à la sécurité routière, sur 2 jours, permet de récupérer jusqu’à 4 points immédiatement, dans la limite du plafond de 12 points et une fois par an.

Pour comprendre en détail comment fonctionne votre capital, quand le surveiller et comment le préserver, consultez notre guide complet du permis à points. Surveiller son solde régulièrement évite les mauvaises surprises, surtout après plusieurs excès rapprochés.

Les cas particuliers à connaître

Le permis probatoire et le jeune conducteur

Un conducteur en période probatoire démarre avec un capital réduit (6 points la première année, puis une montée progressive vers 12 points). Le moindre excès pèse donc beaucoup plus lourd. Un retrait de 3 points pour un excès entre 30 et 40 km/h représente la moitié du capital d’un jeune permis. Au-delà de 3 points perdus en une seule fois, une lettre 48N impose un stage obligatoire.

Le grand excès en récidive

Maintenant que le grand excès de 50 km/h et plus est un délit dès la première fois, la récidive aggrave encore la situation. Les peines de prison, l’annulation du permis et la confiscation du véhicule deviennent alors beaucoup plus probables. Le juge dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour sanctionner le conducteur récidiviste.

Les poids lourds et transports en commun

Les conducteurs de véhicules lourds sont soumis à des limites spécifiques, souvent inférieures à celles des voitures. Un excès se mesure par rapport à ces limites abaissées, ce qui peut faire tomber plus vite dans les paliers élevés.

Ce qu’il faut retenir

L’excès de vitesse n’est jamais anodin, mais ses conséquences varient énormément selon l’ampleur du dépassement. En dessous de 5 km/h, vous ne perdez plus de point depuis 2024. Jusqu’à 50 km/h, vous restez dans le cadre de la contravention, avec une amende et un retrait de 1 à 4 points, et un risque de suspension dès 30 km/h. À partir de 50 km/h, le franchissement est devenu un délit depuis fin 2025, avec prison possible et passage devant le tribunal. Dans tous les cas, le bon réflexe est de vérifier l’avis, de consulter son solde de points, puis de choisir en connaissance de cause entre payer et contester. Et, bien sûr, d’adapter sa vitesse pour ne plus jamais avoir à se poser la question.

Foire aux questions

Combien de points perd-on pour un excès de vitesse ?

De 0 à 6 points selon le dépassement : 0 point en dessous de 5 km/h, 1 point de 5 à 20 km/h, 2 points de 20 à 30 km/h, 3 points de 30 à 40 km/h, 4 points de 40 à 50 km/h, et 6 points à partir de 50 km/h.

Un excès de moins de 5 km/h fait-il perdre des points ?

Non. Depuis le 1er janvier 2024, un excès inférieur à 5 km/h n’entraîne plus de retrait de point. Vous payez seulement l’amende, sans conséquence sur votre capital de points.

À partir de combien de km/h risque-t-on une suspension de permis ?

Le risque de suspension apparaît dès 30 km/h au-dessus de la limite. Entre 40 et 50 km/h, une rétention immédiate du permis est possible sur place. À partir de 50 km/h, c’est un délit avec suspension probable.

Le grand excès de 50 km/h peut-il envoyer en prison ?

Oui. Depuis le 29 décembre 2025, dépasser la limite de 50 km/h ou plus est un délit puni d’une amende jusqu’à 3 750 € et d’une peine pouvant aller jusqu’à 3 mois d’emprisonnement, dès la première infraction.

Quand perd-on réellement ses points après un flash ?

Le retrait n’est effectif qu’une fois l’infraction définitivement établie, c’est-à-dire après le paiement de l’amende ou l’expiration des délais de contestation. Tant que vous n’avez pas payé, les points restent sur votre permis.

Peut-on contester un excès de vitesse relevé par radar ?

Oui, dans le délai indiqué sur l’avis de contravention et avec un motif recevable (erreur d’identification du véhicule, panneau manquant, défaut de l’appareil). Il ne faut pas payer l’amende avant de contester, car le paiement vaut reconnaissance de l’infraction.

Votre permis est menacé après un excès important ? En cas de grand excès devenu délit, de suspension annoncée ou de risque d’annulation, un avocat spécialisé en droit routier peut analyser la procédure et identifier les failles éventuelles. Surveillez d’abord votre solde de points, puis évaluez vos options de contestation avant l’expiration des délais.